Pierre Roth

L’ordinaire quotidien des combattants d’Hama

 

Chapelle Le Braz
46, rue du 71eme RI
Saint-Brieuc

 

Septembre 2014, sur les fronts de Mourek et Fafr Zeta, pour le libération et la défense d’Hama.

Un groupe de combattants, comme il en existe des dizaines dispersés en Syrie, lutte contre le régime de Bachar El Assad.

Ces brigades locales se distinguent, n’appartenant ni à l’état islamique ni au Front al-nosra, elles regroupent des islamistes dits « modérés ».
D’une moyenne d’âge oscillant entre 20 et 30 ans, leurs membres sont tous originaires d’Hama et de ses environs.
Ils étaient étudiants ou jeunes professionnels, subissant la répression du régime depuis toujours. Désireux de vivre selon leurs choix, ils devinrent successivement opposants pacifiques puis acteurs engagés d’une révolution qui s’étendit à l’ensemble du pays.
La révolution a laissé place à la guerre. Ces anciens contestataires, à l’origine aucunement préparés à cela, se sont transformés guerriers.

Depuis 4 ans que le conflit dure, ils revêtent les traits caractéristiques d’un épuisement moral et physique.
A la complexité du conflit, aux pertes humaines quotidiennes s’ajoute l’inaction des puissances occidentales, influant sur leur épuisement mental dans cette guerre qui s’éternise dans un inégal rapport de force.
La haine envers les forces de « Bachar  » a dépassée un point de non-retour , le nom lui-même est devenu une insulte.
Ce sentiment est général, et malgré l’absence totale de perspectives d’avenir, il semble être l’unique motivation à la continuation des combats.

La révolution syrienne n’est plus dans leurs esprits qu’un souvenir lointain.